Accueil |
Aujourd'hui nous fréquentons PAU PYRENEES,
resté aussi dans les mémoires
comme PAU UZEIN
Que distance parcourue depuis le
premier terrain, celui que Wilbur Wright découvrit en 1909. Ce "champ
d'aviation" comme on disait à l'époque, c'était environ 40 hectares que la
ville de Pau et le Comité d'aviation louaient au Syndicat des bergers du
Haut-Ossau dans la lande du Pont-Long.
Le paysage n'a pas tellement changé et on peut pratiquement superposer la carte remise à Wilbur Wright en décembre 1908 au tracé actuel des cartes de l'IGN. ![]() Après les Frères Wright, vinrent d'autres
"aviateurs" dont certains créerent des écoles dans ce paysage si
accueillant aux aéroplanes.
Louis Blériot arriva en 1909 très peu de temps après sa traversée de la Manche, il fut le premier à ouvrir une école sur la commune de Caubios. Il fut rejoint ensuite par Voisin, Morane, Nieuport, Deperdussin et quelques autres qui eurent plus ou moins de bonheur. L'Armée qui avait fait former ses premiers pilotes dans des écoles civiles ouvrait à son tour son école en 1911. Mais, peu convaincue, l'Armée fermait son école d'aviation au printemps 1914. ![]() La déclaration de guerre en août 1914 allait donner une impulsion nouvelle à la formation des pilotes. Les écoles civiles apportaient leur potentiel à l'Armée qui venait de ré-ouvrir son école en novembre 1914. L'extension démarra et se développa jusqu'en 1918. Tout était à découvrir, non seulement la formation à l'art du pilotage mais surtout la manière d'utiliser cette arme nouvelle. La montée en puissance de l'Ecole militaire d'aviation de Pau se fit à un rythme soutenu. De nouveaux terrains furent aménagés et toute une logistique dût accompagner l'accroissement du nombre des pilotes à former au pilotage et, à partir de 1916, à entrainer au combat aérien. ![]() Cette école verra passer la fine fleur des aviateurs français mais aussi nombre d'étrangers des armées alliées et des volontaires étrangers portant l'uniforme de la Légion étrangère Des 150 personnels et 50 avions de novembre 1914 on passera en novembre 1918 à 1500 personnels, 750 appareils pour former 350 pilotes de chasse chaque mois sur les 12 champs d'aviation que compte l'Ecole. Ce seront en tout 6000 pilotes et 1800 mécaniciens qui seront passés à Pau ![]() 12 aérodromes de l'Ecole militaire d'aviation en 1918 Toutes les spécialités de la
construction et du soutien se trouvent rasemblées à Pau, par des
personnels français, militaires et civils, et par des soldats
coloniaux.
|
||