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Les écoles d’aviation à Pau
Début 1911 trois aérodromes civils hébergeant des écoles d’aviation fonctionnent déjà à Pau: ![]() Outre celui des frères Wright "1"et celui de Louis Blériot "2", secondé par l’école Antoinette, un troisième site "3" est ouvert à l’initiative de la Compagnie Aérienne du Sud-Ouest, encouragée par les succès à la fois populaire, technique et financier de l’école Blériot. Ce terrain dit de la Compagnie Aérienne, situé route de Bordeaux, à proximité de l’hippodrome, accueille différentes écoles: - Deperdussin - Morane-Saulnier - Nieuport - Voisin Emulation et concurrence sont de rigueur, d’autant que de nombreux prix et records sont à gagner. La plupart des constructeurs-formateurs de l’époque sont ainsi présents à Pau et font en cela de la capitale béarnaise la véritable capitale de l’aviation. Il faut aussi noter l’existence de l’aérodrome militaire "4" au voisinage du terrain Wright. L’école Blériot de Pau-Caubios
Origines Louis Blériot arrive à Pau en Septembre 1909 tout auréolé de sa traversée victorieuse de la Manche au mois de Juillet précédent. Très vite (délibération du 24 octobre 1909) le Conseil Municipal de la Ville de Pau donne son accord favorable pour l’installation d’une école d’aviation Situation 40 hectares sont loués à la commune de Caubios par le Comité d’Aviation et confiés à Blériot pour y installer son école. ![]()
Inauguration de l’Ecole Française d’Aviation de Louis Blériot
le 24 novembre 1909 Evolution Début 1910, un contrat est signé entre Louis Blériot et Monsieur de Tuitte, Président du Comité d’Aviation, officialisant ainsi l’implantation récente de l’école, école qui est déjà en cours d’agrandissement. Il s’agit alors de la plus importante école d’aviation à Pau. ![]() Pilotes de renom On y formera des pilotes devenus célèbres: - français : Leblanc, Sallenave, Morane, Védrines, Brindejonc des Moulinais, Legagneux ou encore Mademoiselle Jane Herveux - ou étrangers: Rolls, Sikorski, White, le Prince Bibasco ou encore Miss Spencer Kavanagh, qui fut la première femme-pilote formée à l’école Blériot. ![]() Miss Spencer Kavanagh
- ainsi que les pilotes militaires: De Rose, Malherbe, Bellenger. ![]()
Capitaine Bellanger
L’école s’était aussi dotée d’un centre d’essais et de records pour tester et promouvoir les appareils construits par la société Blériot ![]() « White Eagle » de vitesse
De nombreux records du monde (vitesse, altitude, distance sans escale…) sont alors obtenus à Pau en 1912 L’école Antoinette
Origine En Avril 1910 deux hangars sont confiés par Blériot pour l’installation de la société Antoinette, motoriste de renom qui équipe certains des appareils Blériot. Cette société, sous l’égide de l’ingénieur Levavasseur, construit le célèbre moteur éponyme, très en avance sur son temps, le V8 à essence, refroidi par eau et développant jusqu’à 55 CV pour un poids de 50 kg. Il est à noter que ce moteur est exposé au Musée de l’Air et de l’Espace au Bourget. Les hommes Outre l’ingénieur motoriste Léon Levavasseur, on retiendra les noms de : - Brunet (Directeur) - Wachter (Chef pilote) - Walter de Mumm (élève célèbre, dont la famille est connue pour son champagne) La légende Léon Levasseur a baptisé son moteur « Antoinette » en hommage à la fille de son commanditaire, Jules Gastambide. ![]() moteur V8 « Antoinette »
![]() un appareil Antoinette décolle de l’aérodrome de Pau-Caubios
L’école Voisin
L’école L’école Voisin est basée, elle aussi sur, sur l’aérodrome N°3 créé à l’initiative de la Compagnie aérienne du Sud-Ouest. Ecole civile et militaire son parc d’appareils est constitué de 3 appareils-école et d’un avion biplace. Début 1912, elle accueille 8 élèves, 4 civils et 4 militaires et 6 brevets ont déjà été obtenus; l’école Voisin a décerné le premier brevet de pilote militaire de l’Armée suédoise au Lieutenant Van Borad, début 1912. Les hommes - Les frères Voisin : inventeurs géniaux mais piètres commerçants, ils omettront de déposer plusieurs brevets techniques, à l’inverse des frères Wright. - De Ridder, l’emblématique Chef pilote se fera connaître en se posant sur l’actuelle Place de Verdun à Pau avec sa femme et sa fille à bord de son appareil Voisin biplan. ![]() De Ridder se pose sur la place de Verdun
La technique Les appareils produits par la société Voisin présentent une caractéristique commune: Ils sont munis d’hélice(s) propulsive(s) ce qui, quelques années, plus tard leur permettra d’embarquer un canon à l’avant de l’appareil (Voisin-canon de 1916) C’est aux commandes d’un avion de ce type que s’illustrera le pilote Gomez. L'école Morane-Saulnier
L’école des performances Située sur l’aérodrome de la Compagnie Aérienne, cette école civile dispose de trois appareils d’étude et de records. Très confirmés, les pilotes de ce centre seront par la suite titulaires de nombreux records: ils se nomment Tabuteau, Brindejonc et Bubba. ![]() Brindejonc, pilote de l’école
Morane-Saulnier, auteur de nombreux records
l'Ecole Nieuport
Ecole civile et militaire, elle est aussi installée sur l’aérodrome N° 3 de la Compagnie Aérienne . Disposant de 18 appareils qui sont garés ( après le départ du « Ville de Pau ») dans le grand hangar destiné aux dirigeables. Ses chefs pilotes Gobe et Espanet forment indifféremment civils ou militaires . En mars 1912 elle accueille 15 élèves civils ( 9 brevetés dont une femme) et 10 élèves militaires ( 5 officiers et 5 sous-officiers ) dont 6 seront brevetés. ![]() Vue des hangars de l’école Nieuport
![]() Ecole Nieuport, Léon.Morane et le Dr. Espanet
L'Ecole Deperdussin
L’école Deperdussin est scindée en deux écoles, l’une civile, l’autre militaire. Installées sur l’aérodrome de la Compagnie Aérienne, ces deux écoles possèdent plus de 10 appareils stationnés dans 5 hangars. Pour
la période 1911-1914, l’école Deperdussin a
constitué, après l’école Blériot, le
plus important centre de formation de pilotes de la région
paloise.
L’école militaire, dont le chef pilote est Busson, accueille, en 1912, 9 élèves dont 4 seront brevetés. ![]() Busson, chef pilote de l’école militaire
L’école civile avec pour chefs pilotes de Franck et Rivollier compte à la même époque 23 élèves ( dont 3 femmes ) et 10 seront brevetés. ![]() L’école civile Deperdussin
A coté de ces écoles le centre d’aviation Deperdussin développe des appareils d’étude et de record avec des pilotes confirmés tel Jules Védrines. ![]() Jules Védrines sur monoplan Deperdussin
Védrines établit, sur appareil Deperdussin à moteur rotatif Gnome, le record de vitesse à 167,910 km/h le 2 mars 1912 |
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